HABITER LES RIVES DE L'ESCAUT
[territoire 2022-2023]

Un projet d'action culturelle et de territoire conçu avec le Boulon CNAREP à Vieux Condé (59)

et avec la participation des habitant·es de Condé-surl'Escaut, Fresnes-sur-l'Escaut, Bruay-sur-l'Escaut et Valenciennes.​

Inscrite dans le cadre du contrat de ville Valenciennes Métropole,

une nouvelle expérience artistique, sociale et humaine va se déployer avec La Commune Mesure

de septembre 2021 à avril 2022 autour du cadre de vie et de l'aménagement du territoire.

La rencontre avec les habitant·es de quatre quartiers reliés par l'Escaut sera orchestrée

par un personnage créé de toute pièces et volontairement étranger au territoire.

Ce personnage, inspiré de la tradition carnavalesque, récoltera les ressentis

et revendications de chacun·e quant à la manière dont elle·il vit son quartier

afin de constituer la base d'un récit.

Les interventions se déclineront en balades exploratoires, cartes subjectives,

roman-photo de rue etc. Autant d'éléments sensibles à offrir ensemble

à ce personnage étrange et fascinant qui cherche à sortir de sa solitude

et à s'installer au coeur des quartiers.

Avec Julie Romeuf, Marie Orts, Kate Fletcher, Marlène Serluppus,
Valentine Ponçon et Corinne Luxembourg.

Costume réalisé par Isabelle Granier et Céline Carraud.

Huit semaines d'interventions de septembre 2021 à avril 2022.
Restitutions publiques mai 2022.

 


Agglomération de Valenciennes avec les villes de Condé-sur-Escaut, Fresnes-sur-Escaut, Bruay-sur Escaut et Valenciennes.
Une écriture dans le prolongement du C.L.E.A. ALLER, AILLEURS. POURQUOI ? dans l'agglomération de Valenciennes [2019-2020].

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Après des moments de rencontres et de balades dans les quartiers, artistes et habitant·es ont cherché à croiser leurs histoires personnelles avec des histoires fictionnelles qui témoignent des réalités des quartiers.

 

Les interventions se sont déroulées sur huit semaines à la fréquence d’une semaine par mois composée d’une journée dédiée au travail avec chaque quartier, chaque semaine. Au sein de ces interventions nous avons pu présenter le personnage (performances « fil rouge » tout au long des interventions), rencontrer les habitant·es éclaireur·ses avec des balades exploratoires,  co-créer avec elles·eux des cartes sensibles (aux tampons), constituer un groupe socle d’une douzaine d’habitant·es par quartier, présenter ce que nous entendons par « roman-photo » et les étapes de sa réalisation, collecter des histoires, sélectionner des histoires, élaborer des scenarii, faire des repérages dans la ville, des essais, répéter les situations des roman-photos pour les jouer, exécuter les tournages en ville à la vue de toutes et tous, mettre en page les photos, écrire les dialogues à partir des collectes audio, valider l’ensemble du roman-photo etc.

 

Un roman-photo de rue de 64 pages a été réalisé avec une centaine de participant·es (dont une quarantaine inscrit·es dans une démarche au long cours).

La dernière semaine d’intervention, en mai, était exclusivement dédiée aux restitutions où quatre fêtes des quartiers ont été orchestrées.

 

Leur déroulé reposait sur le déploiement d’une scénographie originale, la création de costumes, la mise en place d’un photomaton interactif, la mise en musique du site (musique acoustique, DJ set et interventions de chanteur·ses locaux) et en association étroite avec les maisons de quartiers : stands de barbe à papa, crêpes, sirops, pêche aux canards, et suivant les quartiers : loterie, barbecue des jeunes pour créer une source de revenu pour un voyage, fresque graff performée etc.

 

Les désirs de ces fêtes étaient autant de servir la restitution du roman-photo, le dialogue avec la·e géant·e que de vivre un moment festif et gratuit (entre la fête des voisins, une fête de quartier, et un évènement-spectacle d’entre-sorts).

 

Aujourd’hui forte de cette première immersion à Valenciennes, La Commune Mesure souhaite préciser et affiner ces interventions :

 

proposer la réalisation du roman-photo avec une autre fréquence de nos présences

imaginer des tournages du roman-photo à plus nombreux·ses et plus mis en scène

étudier la faisabilité d’un roman-photo sous forme de fanzine mensuel etc.

aller plus loin dans la mise en scène du photomaton interactif et vraiment le penser comme un spectacle en soi

préciser la mise en musique (du site, des prises de vue du photomaton etc.)

penser la complicité avec les travailleur·ses sociaux

 

L’écriture Habiter les rives et ses déclinaisons restent aujourd’hui indissociables d’un travail au temps long en complicité étroite avec des groupes d’habitant·es, d’un réseau de partenaires présent·es et mobilisé·es, d’une volonté politique et d’un accompagnement complice par une structure culturelle.