ALLER AILLEURS, POURQUOI ?

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Artistes/touristes en pays valenciennois, comment se créer une sensation, une impression de ce territoire ? Comment partager cette expérience ? Le bassin est une terre humide, ses constructions sont sur pilotis. Quand un puits s’effondre, c’est un étang qui fait surface. Pour se raconter « l’ici », nous commençons par éveiller des créatures aquatiques qui par leur décalage et leur étrangeté interrogent les passants : 

ALLER AILLEURS, POURQUOI ?

 

Avec 26 classes de la maternelle à l’université, avec un foyer d’habitat, 2 groupes d’adolescents, 3 quartiers (Beaujardin, Hainaut-Froissart et la commune de Petite Forêt) et un site de protection de la nature (Centre Amaury) nous créons des cartes vivantes pour se raconter autrement les lieux du quotidien.

La réalisation d'un Contrat Local d’éducation Artistique "Aller, ailleurs. Pourquoi ?" (2019-2020) dans l'agglomération de Valenciennes (59) a permis à l'équipe de la Commune Mesure de démontrer sa capacité à répondre à une demande de médiation dans l'expression constante d'exigences artistiques.

 

Ce C.L.E.A. à été l'occasion de faire équipe et d'éprouver des collaborations.

 

Partant de notre posture d'artistes-touristes en pays valenciennois nous avons cherché à nous créer une impression de ce territoire. Le bassin est une terre humide, ses constructions sont sur pilotis. Quand un puits s'effondre, c'est un étang qui fait surface.

 

Pour se raconter  « l'ici », nous commençons par solliciter l'ailleurs.

 

Avec vingt-six classes de la maternelle à l'université, avec un foyer d'habitat, deux groupes d'adolescents, trois quartiers et un site de protection de la nature nous avons crée des cartes vivantes pour se raconter autrement les lieux du quotidien. Nous avons pu performer dans la rue, dans des cours d'école et dans des espaces naturels protégés, nous avons également pu aborder des dispositifs de collecte de paroles et de regards et éprouver des protocoles de mobilisation de public.

 

En partant des expériences de géographe de terrain, nous avons crée des situations où nous sommes toujours au travail, visibles, intrigantes et disponibles à l'échange.

 

Cela nous permis de réaliser des vidéos stop-motions en bateau sur un parking, prétexte à un atelier d'écriture participatif, de faire évoluer une sirène dans des espaces urbains périphériques et provoquer des rencontres, de se balader avec des maisons en cartons en baluchons dans les rues, de créer une fresque photographiques qui va être accroché le 18 décembre 2021. (le Covid-19 n'ayant pas permis de le faire avant !).

 

Ces 17 semaines d'infusion sur le territoire ont été interrompues par le confinement.

 

L'occasion pour l'équipe artistique d'écrire un livre qui raconte l'expérience du C.L.E.A. mais aussi de réaliser une campagne d'affichage à partir des photos et phrases des adolescent·e·s, de créer une balade sonore et un concert interactif.